Rencontre avec des journalistes

Semaine de la Presse : Rencontre avec des journalistes

Par admin patruno, publié le lundi 14 mai 2018 17:54 - Mis à jour le lundi 28 mai 2018 11:34

Rencontre avec des journalistes invités au Lycée par M. Gallant, professeur d'histoire-géographie et Mme Patruno, professeure-documentaliste.

Le jeudi 26 avril 2018, une classe de Terminale S a reçu trois membres d'une association, Reporters solidaires. Parmi eux la présidente, Christine Cognat, le trésorier Francis Viailly (deux anciens journalistes) et Hamady Cherif Bah, un stagiaire guinéen. Cette organisation, composée d'éditorialistes français et africains engagés bénévolement, aide des journalistes en Afrique francophone  grâce à des formations renforçant la professionnalisation de journalistes déjà en activité. Depuis 2008,  plus de 400 journalistes africains ont été concernés par des formations de Reporters Solidaires (en atelier ou en immersion dans des rédactions).

9 Burkinabés, Guinéens ou Maliens ont pu suivre un cursus universitaire à l'Institut de la Communication (ICOM) de l'Université Lumière-Lyon2 et pourront ainsi donner des cours à  leurs jeunes confrères au sein du réseau Reporters solidaires (l'association a contribué également à la création d'un Institut des Médias à l'Université de Bobo-Dioulasso - Burkina en 2017).

A l'heure où les médias sont de moins en moins indépendants, où la liberté de la presse se fait rare, il est nécessaire de libérer l'information afin que le 4ème pouvoir puisse pleinement s'exprimer. En effet, comme a pu en témoigner Cherif, de nombreux Etats africains imposent des règles, pressions et contraintes à la presse... Dans le classement des pays concernant la liberté de la presse, la Guinée et le Mali, pays d'intervention de Reporters solidaires sont au fond du classement. Ainsi il apparaît nécessaire de donner un second souffle au journalisme dans ces pays où la liberté de la presse est sévèrement menacée : c'est la mission que s'est donnée l'organisation. Néanmoins il ne faut pas nous reposer sur nos lauriers en pensant que ce problème ne nous concerne pas. En effet, si les pays du Nord occupent les premières places, la France ou les Etats-Unis restent loin dans le classement, aux 33e et 45e places (le Burkina est à la 35e position !).

La presse, quand elle n'est pas corrompue est le meilleur moyen de propager des vérités pour l'intérêt général. A l'époque des "fake news" propagés, éparpillés en masse sur internet, sur les réseaux sociaux, la vérité se fait de plus en plus rare...

Les élèves ont  pu ainsi assister à une présentation et des témoignages vivants et intéressants. Une intervention les amenant à une véritable prise de conscience quant à la nécessité de libéraliser la presse, et ce, dans le monde entier.

Article de Martin Carteron

Photos : Reporters solidaires et Mme Patruno