sur les traces des poilus : Verdun 2018

sur les traces des poilus : Verdun 2018

Par MARIE CLAIR, publié le jeudi 10 mai 2018 18:54 - Mis à jour le jeudi 24 mai 2018 08:54

Sur les traces des poilus

"Sous ma main qui vient de glisser, quelque choses roule, élastique et froid, un peu poisseux: je regarde de près l'aspect réel de la viande d'homme; on ne pourrait la reconnaître à rien, si l'on savait que "ça en est". Sans bouger de ma place, je cherche à découvrir d'autres lambeaux: il y en a beaucoup, bien plus que je n'aurais imaginé."

Maurice GENEVOIX, Ceux de 14, les Eparges, ch3, "La mort".

 

C'est accompagné des écrits de Maurice GENEVOIX, romancier témoin et acteur de la première guerre mondiale que nous avons parcouru les sites de la bataille de Verdun.

Avant même le départ prévu mardi 14 mars pour un premier groupe et le mardi 26 mars pour le second, les élèves ont travaillé sur des textes relatant les horreurs de la guerre mais aussi l'organisation et la gestion du temps pour réaliser les déplacements avec les véhicules écoles.

 Après une première journée de conduite de près de 500 Km, arrivée de base, la Maison Familiale et Rurale de Vigneulles Lès Hattonchâtel.

Après cette première journée consacrée au perfectionnement des compétences techniques, direction trois sites de la bataille de Verdun.

 

 

 

 

 

 

Visite matinale des souterrains de la citadelle de Verdun, base logistique des troupes Françaises durant la guerre.

Puis direction  l'ossuaire de Douaumont, monument à la mémoire des soldats de la bataille de Verdun, 300 jours et 300 nuits de combats effroyables.

 

 

 

 

 

 

 

 

Suite de nos visites par le fort de Vaux, un des hauts lieux de la bataille de Verdun. Le commandant Reynal et ses hommes ont résisté durant sept jours à l'offensive de l'armée allemande plus nombreuse en troupe et mieux équipée en armes. Sept jours de combat au corps à corps, d'utilisation de lance-flammes dans des galeries étroites (1,70 m de hauteur sur 1,20 m de large par endroit).

Un sentiment d'effroi nous traverse en réalisant l'horreur des combats.

Suite de notre parcours de mémoire  sur le site des Eparges et sur les traces de Maurice GENEVOIX. Cette colline était un point stratégique pour le contrôle de l'artillerie. Bilan pour un front de 800 mètres : 12 000 disparus (tués, blessés ou disparus).

 

 

 

 

 

 

 

Après une marche "humide" de quelques kilomètres sur la colline, retour au camp de base pour préparer la deuxième journée de visite.

Jeudi en route pour la butte de Vauquois. Tous nos déplacements ont été réalisés avec nos véhicules, élèves au volant évidemment !

 

 

 

 

 

 

 

Pour ce dernier trajet sur Verdun, nous empruntons une partie de la voie sacrée, artère logistique vitale de la bataille. Nous roulons donc 102 ans après sur cette route stratégique et poursuivrons sa découverte en visitant prochainement la fondation Berliet où nous découvrirons des camions de la première guerre mondiale. Une nouvelle fois, nous essayons d'imaginer l'horreur vécu par les soldats sur cette butte où les combats sur la colline et guerre des mines se sont conjugués. Au cours de la bataille de Vauquois environ 14 000 soldats ont perdu la vie et il a été recensé 519 explosions souterraines dans les deux camps.

Nous terminons par un après-midi détente en visitant la ville de Metz.

Le dernier jour est consacrée au retour au lycée par un arrêt "resto routier" pour une dernière fois profiter d'un moment de convivialité et récompenser ainsi les élèves de leurs bonnes tenues durant le séjour.

Les élèves présentent dans le blog des œuvres qui les ont marqués en lien avec les lieux visités et également une « interprétation » de celle-ci. Bonne lecture !

Ce projet a pu naître avec le soutien du ministère des armées, direction des patrimoines, de la mémoire et des archives et la région Auvergne Rhône Alpes par le biais d'un projet passeurs de culture.